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 Le génocide OGM

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batouabeille



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MessageSujet: Le génocide OGM   Mer 5 Nov - 20:00

Voici un texte que j'ai reçu aujourd'hui. C'est un peu long mais ça vaut la peine...


http://www.amisdelaterre.org/Le-genocide-OGM.html

Le génocide OGM

3 novembre 2008,
Des milliers de paysans indiens se suicident après avoir utilisé des OGM

Article de Andrew Malone, paru dans le Daily Mail, le 3 novembre 2008

Lorsque le Prince Charles affirma que des milliers de paysans indiens
se suicidaient après avoir utilisé des OGM, il lui fut reproché de
jouer sur la peur. En fait, comme le montre cette enquête, c'est
encore PIRE que ce que l'on craignait.

Traduction : C. Berdot pour les Amis de la Terre

Les enfants étaient inconsolables. Prostrés dans le silence, sous le
choc, et luttant pour retenir leurs larmes, ils se blottissaient
contre leur mère,tandis que les amis et voisins préparaient le corps
de leur père pour la crémation sur le bûcher embrasé, situé sur le sol
craquelé et nu des champ derrière leur maison.

Tandis que les flammes consumaient le cadavre, l'avenir qui attend
Gajanan, 12 ans et Kalpana, 14 ans est très sombre. Alors que Shankara
Mandaukar avait espéré que son fils et sa fille auraient une vie
meilleure grâce au boom économique que connaît l'Inde, ce qui les
attend, c'est un travail d'esclave pour quelques centimes par jours.
Désormais sans terre et sans toit, ils feront partie des plus pauvres,
parmi les pauvres.

Shankara était un paysan respecté, un bon mari et un bon père, mais il
s'est suicidé. Moins de 48 heures auparavant, et confronté à la perte
de ses terres pour cause de dettes, il a bu un pesticide chimique.

Dans l'incapacité de payer l'équivalent de deux années de revenus, il
était désespéré et ne voyait plus aucune issue.

Sur le sol, on pouvait encore voir les traces qu'il avait laissées
lorsqu'il se tordait, agonisant. D'autres paysans avaient regardé -
sachant par expérience que toute intervention serait vaine - plié en
deux sur le sol, hurlant de douleurs et vomissant.

Gémissant, il avait rampé jusque sur un banc devant sa petite maison
située à 180 km de Nagpur en Inde Centrale. Une heure plus tard, tout
son cessa et sa respiration s'est arrêtée. A 5 heures, ce dimanche la
vie de Shandakar Mandaukar avait cessé.

Alors que les voisins se rassemblaient pour prier devant la maison
familiale, Nirmanan Mandaukar, 50 ans, leur raconta comment elle
était revenue précipitamment des champs pour trouver son mari mort. «
C'était un mari aimant et attentionné » dit elle en pleurant. « Mais
il n'en pouvait plus. L'angoisse psychologique était trop forte. Nous
avons tout perdu. »

La récole de Shankara a été mauvaise deux fois. Bien sûr la famine et
les épidémies font partie de la vieille histoire de l'Inde. Mais la
mort de ce paysan respecté est due à quelque chose de bien plus
moderne et sinistre : les plantes modifiées génétiquement.

On a promis à Shandakar comme à des millions d'autres paysans comme
lui, des récoltes et des rentrées d'argent incroyables, s'il passait
de la culture de semences traditionnelles à la culture de semences GM.
Séduit par ces promesses de richesses futures, il a emprunté l'argent
afin d'acheter des semences transgéniques. Mais les récoltes ne
furent pas au rendez-vous et il se retrouva dans la spirale de
l'endettement et sans revenu.

Shankara n'est qu'un de ces fermiers - on estime leur nombre à 125 000
- à se suicider à cause de cette offensive brutale qui utilise l'Inde
comme champ d'essais pour OGM.

Cette crise appelée « Génocide OGM » par les militants a reçu un coup
de projecteur lorsque récemment, le Prince Charles affirma que la
question des OGM était « une question morale mondiale » et que le
moment de mettre une fin à son avancée inexorable était venu.

S'adressant par vidéo à une conférence qui se tenait dans la capitale
indienne New Delhi, il provoqua la colère des dirigeants des
biotechnologies et de certains politiciens en condamnant « le taux
vraiment effroyable et tragique de suicides chez les petits paysans
indiens ayant pour cause. l'échec de nombreuses variétés d'OGM ».

En face du Prince, on trouve de puissants lobbyistes pro-OGM et des
homme politiques importants qui prétendent que les plantes modifiées
génétiquement ont transformé l'agriculture indienne en donnant des
rendements plus élevés que jamais. Le reste du monde devrait choisir «
l'avenir » et suivre cet exemple.

Alors qui dit la vérité ? Pour le savoir, je suis allé dans la «
ceinture des suicides », dans l'état de Maharashtra.

Ce que j'ai découvert est extrêmement dérangeant et a de profondes
implications pour les pays - y compris la Grande-Bretagne - où l'on
débat pour savoir si on autorise ou pas la culture de semences
manipulées par des scientifiques pour contourner les lois de la nature.

Car même les chiffres officiels du Ministère Indien de l'Agriculture
confirment que, dans un contexte de crise humanitaire immense, plus de
1000 paysans se suicident chaque mois.

Des petites gens de zones rurales, qui meurent dans une lente agonie.
La plupart ingurgite de l'insecticide - une substance bon marché dont
on leur avait pourtant promis lorsqu'ils furent obligés de cultiver
des plantes GM coûteuses, qu'ils n'en auraient plus besoin.

Il apparaît qu'ils sont très nombreux à être endettés massivement
auprès des prêteurs de fonds locaux, après avoir sur-empruntés pour
acheter les semences OGM.

Pour les pro-OGM, les vraies raisons de ce chiffre épouvantable sont
la pauvreté rurale, l'alcoolisme, les sécheresses et le « désespoir
agraire ».

Mais comme j'ai pu le découvrir lors de mon voyage de 4 jours dans
l'épicentre de la catastrophe, ce n'est qu'une partie de l'histoire.

Dans un petit village que je visitais, 18 paysans s'étaient suicidés
après avoir été engloutis dans les dettes dues aux OGM. Dans certains
cas, les femmes ont repris le ferme de leur mari défunt, mais pour
finalement se suicider elles-mêmes.

Latta Ramesh, 38 ans but de l'insecticide, après une mauvaise récolte
- deux ans après que son mari ne disparaisse lorsque les dettes OGM
étaient devenues trop importantes. Elle a laissé un fils de 10 ans,
Rashan, confié à des parents. La tante de la défunte, assise sans
énergie à l'ombre près des champs, raconte « qu'il pleure lorsqu'il
pense à sa mère ».

Village après village, des familles me racontent comment elles se sont
endettées après qu'on les ait convaincues d'acheter des semences GM au
lieu des semences de coton traditionnelles. La différence de prix est
vertigineuse : 15 euros pour 100 grammes de semences OGM, par rapport
à moins de 15 euros pour 100 kilos de semences traditionnelles.

Mais les vendeurs ainsi que les représentants du gouvernement avaient
promis aux paysans qu'il s'agissait de « semences magiques » avec de
meilleurs plantes, sans parasites ni insectes.

En fait, dans une tentative pour promouvoir l'adoption des semences
OGM, les variétés traditionnelles ont été interdites dans de
nombreuses banques de semences gouvernementales.

Les autorités avaient un intérêt matériel dans la promotion de cette
nouvelle biotechnologie. En essayant désespérément d'échapper à
l'extrême pauvreté des années qui succédèrent à l'indépendance, le
gouvernement avait accepté d'autoriser les nouveaux géants des
biotechnologies comme le numéro un du marché, l'états-unien Monsanto à
vendre leur nouvelles créations semencières.

Déjà dans les années 80 et 90, l'Inde qui avait autorisé l'accès au
marché du second pays le plus peuplé de la planète avec plus d'un
milliard d'habitants, s'était vu garantir en contre-partie des crédits
du fond Monétaire International, ce qui l'a aidé à lancé une
révolution économique.

Mais si des villes comme Mumbay et Delhi ont vécu un boum économique,
la vie des paysans est retombée dans une période sombre.

Bien que la surface indienne plantée en OGM ait doublé en 2 ans -
passant à 17 millions d'ha - pour de nombreux paysans, le prix à payer
est terrible.

Les semences de coton GM, garanties protégées contre les parasites, se
sont révélées ne pas être les semences magiques promises, mais ont été
infestées par le vers de la capsule, un parasite vorace.

On n'avait pas prévenu les paysans non plus que ces variétés
nécessitaient deux plus d'eau. C'est ce qui a fait la différence entre
la vie et la mort. Avec l'absence de pluie, ces deux dernières
années, les plantes GM ont tout simplement séché et sont mortes,
laissant les paysans paralysés par les dettes et sans moyen pour les
rembourser.

Comme l'argent a été emprunté à des prêteurs locaux à des taux
d'usuriers, des centaines de milliers de petits paysans se sont vus
perdre leurs terres lorsque les semences coûteuses ont été un échec.

Dans le passé, lorsqu'une récolte était mauvaise, les paysans
pouvaient toujours conserver des graines et les replanter l'année
suivante.

Par contre cela n'est pas possible avec les semences GM qui
contiennent la technologie « Terminator », ce qui signifie qu'elles
ont été modifiées génétiquement afin que la plante ne puisse plus
produire de semences viables.

De ce fait, les paysans doivent chaque année acheter de nouvelles
semences au même prix exorbitant. Pour certains il s'agit là aussi de
la différence entre la vie et la mort.

Prenez le cas de Suresh Bhalasa, un autre paysan qui était incinéré
cette semaine, laissant derrière lui une femme et deux enfants.

Lorsque la nuit fut tombée après la cérémonie et que les voisins se
regroupèrent dehors, tandis que les vaches sacrées étaient ramenées
des champs, il ne faisait aucun doute pour sa famille que tous les
ennuis avaient commencé au moment où on les avait encouragés à acheter
du coton Bt, une plante modifiée génétiquement par Monsanto.

« Nous sommes ruinés maintenant » dit la femme du défunt, âgée de 38
ans. « Nous avons acheté 100g de coton Bt. Notre récolte a été
mauvaise deux fois. Mon mari est devenu dépressif. Il est parti dans
les champs, s'est allongé et a bu de l'insecticide. »

Les villageois le mirent sur un rickshaw et se dirigèrent sur des
chemins ruraux cahoteux, vers l'hôpital. Alors que sa famille et les
voisins s'amassaient dans la maison pour lui rendre un dernier
hommage, elle racontait : « Il a crié qu'il avait pris de
l'insecticide et qu'il était désolé ».

Interrogée pour savoir si le défunt était un ivrogne ou souffrait de «
problèmes sociaux » comme l'affirment les responsables pro-OGM, cette
assemblée calme et digne explosa de colère. Un des frères du défunt
nous expliqua « Non ! Non ! Suresh était un brave homme. Il envoyait
ses enfants à l'école et payait ses impôts ».

« Ce sont ces semences magiques qui l'ont étranglé. Ils nous vendent
ces semences en nous disant qu'elles n'ont plus besoin de pesticides
coûteux, mais ce n'est pas vrai. Nous devons acheter les mêmes
semences aux mêmes compagnies chaque année. Ca nous tue. S'il vous
plait, dites au monde ce qui se passe ici. »

Monsanto a reconnu que la croissance de la dette était « un facteur de
cette tragédie ». Mais, en pointant sur le fait que la production de
coton avait doublé ces 7 dernières années, un porte-parole ajoutait
qu'il y a d'autres raisons pour la crise récente, comme « des pluies
au mauvais moment » ou des sécheresses, soulignant que les suicides
avaient toujours fait partie de la vie de l'Inde rurale.

Les responsables soulignaient aussi le fait que de nombreuses études
d'opinions montraient que les paysans indiens voulaient des semences
GM - sans aucun doute encouragés qu'ils sont par des stratégies de
marketing agressive.

Durant le cours de mes enquêtes au Maharashtra, je rencontrai trois
observateurs « indépendants » parcourant les villages pour se
renseigner sur les suicides. Ils insistèrent sur le fait que les
semences GM n'étaient que 50% plus chères - mais admettaient plus tard
que la différence était de 1000%.

(Un porte-parole de Monsanto insistait ensuite, affirmant que leurs
semences ne coûtaient que le double du prix « officiel » des semences
traditionnelles, mais admettait que la différence pouvait être
beaucoup plus grande, si les semences traditionnelles étaient vendues
par des marchands « sans scrupules » qui vendent souvent aussi de «
fausses » semences GM qui sont sujettes aux maladies.)

Alors qu'il y des rumeurs comme quoi le gouvernement proposerait de
façon imminente des compensations pour stoper la vague de suicides, de
nombreux paysans disaient qu'ils ont un besoin désespéré de toute
forme d'assistance. « Nous voulons juste nous sortir de nos problèmes.
Nous voulons de l'aide pour que plus aucun d'entre nous ne doive
mourir ».

Le Prince Charles était si frappé par la détresse des paysans qui se
sont suicidés qu'il a lancé une association caritative, la Fondation
Bhumi Vaardan, pour aider ceux qui sont touchés et afin de promouvoir
des plantes biologiques indiennes au lieu des OGM.

Les paysans indiens commencent aussi à se battre. Alors qu'ils ont
pris en otage des distributeurs de semences et organisé des
protestations de masse, un gouvernement attaque Monsanto en justice à
cause du prix exorbitant de ses semences.

Tout cela arrive trop tard pour Shandakar Mandaukar qui devait 80 000
roupies (1 500 euros) lorsqu'il s'est suicidé. « Je lui ai dit que
nous pouvons survivre » nous dit sa veuve, ses deux enfants toujours à
ses côtés, alors que la nuit tombe. « Je lui ai dit qu'on trouverait
un moyen de s'en sortir. Il a juste répondu qu'il valait mieux qu'il
meure ».

Mais la dette ne meurt pas avec lui : à moins qu'elle ne trouve un
moyen de la rembourser, elle ne pourra plus payer l'éducation des
enfants. Ils vont perdre leur terre et rejoindre les hordes que l'ont
voit mendier par milliers, le long des routes de ce pays immense et
chaotique.

Il est cruel de voir que ce sont les jeunes qui souffrent le plus de
ce « génocide OGM », cette même génération censée pouvoir sortir de
cette vie dure et miséreuse, grâce aux « semences magiques ».

Ici, dans la ceinture indienne des suicides, le coût de l'avenir
modifié génétiquement est meurtrièrement élevé.
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Lorène
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MessageSujet: Re: Le génocide OGM   Jeu 6 Nov - 13:46

Je vous enjoins d'ailleurs à regarder "Le monde selon Monsanto", qui est très critique quant aux OGM et aux grosses industries qui font des OGM leur business, comme Monsanto.
Ce qui m'avait particulièrement frappé, c'est qu'on est en train de mettre au point en ce moment un coffre-fort perdu dans le froid glacial de l'arctique pour y placer les différentes variétés de graines... de peur que les cultures OGM n'en viennent à détruire la richesse de nos cultures, et qu'on en vienne à une seule récolte possible: les OGM.

_________________
Le monstre, que l'on croit l'exception, est la règle. Allez au fond de l'histoire: Néron est un pluriel. (V.Hugo)
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MessageSujet: Re: Le génocide OGM   Jeu 6 Nov - 18:01

Effectivement, le film est très bien. Mais la journaliste Marie-Monique Robin qui a réalisé l'enquête sur Monsanto a aussi publié un livre portant le même nom (il était au forum culture il y a quelque temps, peut-être l'ont-ils toujours ?), qui paraît-il est plus complet, si vous préférez la lecture.
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batouabeille



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MessageSujet: Re: Le génocide OGM   Ven 7 Nov - 11:19

Et voici ci-dessous un nouvel article, moins long, et cette fois sur la contamination génétique dans le coeur de la production historique du mai¨s, le Mexique.





Un Tchernobyl Génétique.
Source : Journal La Jornada (Mexique), 11 octobre de 2008 par Silvia

La contamination génétique du maїs dans la province de Chihuahua au Mexique est une nouvelle gravissime et met une fois de plus en exergue les méthodes les plus basses auxquelles sont disposées Monsanto et les multinationales de la biotech pour s’emparer de l’agriculture, de l’alimentation et de la souveraineté du Mexique.

En Septembre déjà, la Sargapa, le ministère mexicain de l’Agriculture, avait reconnu l’existence d’une plantation illégale de 70 hectares de maїs transgénique à Chihuahua, tout en annonçant qu’elle prendrait des mesures pour sanctionner cet acte. Une mesure tardive et hypocrite puisque cela fait déjà plus d’un an que le Frente Democrático Campesino de Chihuahua (FDCCh) et El Barzón, avec l’appui de Greenpeace, avaient détecté et dénoncé les cultures illégales dans l’Etat du Chihuahua mais le gouvernement n’avait rien fait (voir cet article). En fait, il a fait beaucoup. Les autorités du Sargapa ont initié une campagne interne en faveur des OGM afin d’obtenir des autorisations pour Monsanto et la mise en culture de son maїs transgénique, ce qui reviendrait à légaliser a posteriori la contamination. Greenpeace a même dénoncé le ministère de l’Agriculture pour avoir réalisé illégalement des essais d’OGM en plein champ, alors même que la loi Mexicaine l’interdit.

Cette fois la fraude est encore plus grave. Selon des témoignages de producteurs locaux recueillis par la FDCCH, les vendeurs de semences de la région auraient re-emballé plus de 3000 sacs de graines de maїs pour y mélanger illégalement des graines transgéniques. Les organisations de protection de l’environnement estiment que la contamination génétique pourrait toucher jusqu’à 25000 hectares de culture.

Il s’agit d’un véritable Tchernobyl génétique puisque le Mexique est le centre historique et originel du maїs, sa contamination pourrait avoir des effets potentiellement destructeurs non seulement pour le pays et sa biodiversité mais il s’agit aussi, comme le pointe Victor Quintana de la FDCCH, « d’un coup féroce contre l’agriculture paysanne et indigène». Le maїs est cultivé par les populations mexicaines et indigènes depuis plus de 10 000 ans, il est le coeur de leur économie, de leur autonomie et de leur culture.

Mais quel est l’intérêt de mélanger des graines transgéniques avec les semences traditionnelles alors que les graines transgéniques sont plus chères ? Cette fraude serait vraiment le pire coup économique en terme de rentabilité. Malheureusement, le but de cette fraude n’est pas de s’enrichir dans l’immédiat, non, cette fois il s’agit de la volonté délibérée de provoquer une contamination généralisée des semences de maїs pour en forcer la légalisation de fait et ouvrir un nouveau marché pour les semences transgéniques, qui sera cette fois très lucratif pour Monsanto.

La contrebande et la contamination intentionnelle font parties du répertoire de Monsanto qui, non content de contrôler 87% du marché des semences transgéniques, cherche à s’imposer par tous les moyens dans les pays récalcitrant aux OGM. C’est ainsi que le soja transgénique a déjà été introduit illégalement au Paraguay et au Brésil, pour créer une situation de fait ne laissant plus aucun choix aux gouvernements sauf celui légaliser les cultures (voir cet article). Une fois cette formalité entérinée, Monsanto se retourne alors contre l’Etat et les producteurs pour réclamer les royalties qui lui sont dues au nom des brevets qu’elle possède. Une situation qui ne manquera pas de se reproduire au Mexique.

Pour Monsanto, il est fondamental de contrôler le marché mexicain du maїs puisque il s’agit du quatrième producteur mondial. Bien que l’entreprise dispose aussi de semences non transgéniques, avec de meilleurs rendements d’ailleurs, elle veut vendre son maїs GM à tout prix car ses semences sont sous brevet ce qui justifie un prix plus élevé et permet d’empêcher la conservation des semences pour la saison suivante. Monsanto n’oubliera pas de vendre au passage quelques milliers de litre de Roundup aux agriculteurs mexicains.

L’assaut des entreprises de biotechnologie contre le marché des semences est un véritable acte de vandalisme. Alors qu’il y a moins de quarante ans, les semences circulaient librement et étaient encore dans les mains des paysans ou d’institutions publiques, aujourd’hui 82% du marché des semences commerciales est sous le régime de la propriété intellectuelle (Brevet ou Certificat d’Obtention Végétale). De ces 82%, Monsanto, Syngenta y DuPont contrôlent quasi la moitié (47%) du marché mondial.
La collaboration – par action ou inaction- dont font preuves les autorités mexicaines à l’égard de ces multinationales, pour les aider à mettre la
main sur le maїs et la vie des habitants du pays, est un véritable crime historique. En un mandat, ce petit groupe de fonctionnaires se prétend en droit d’offrir à six entreprises multinationales non seulement l’héritage de 10 000 ans de culture et de traditions des peuples d’Amérique centrale mais aussi la souveraineté alimentaire du Mexique.
Cependant la majorité du patrimoine des espèces de maїs (rouge, noir,…) reste dans les mains des peuples indigènes qui les ont créées. Comme l’ont déjà annoncé les organisations du Chihuahua et beaucoup d’autres « s’ils continuent de nous pousser à bout, il ne nous restera d’autre solution que de nous lancer à l’assaut des champs infestés par les transgéniques. »
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MessageSujet: Re: Le génocide OGM   Ven 7 Nov - 12:35

Voici une publication de condamnation de Monsanto. Et en plus, celle-ci n'est pas aux frais de l'accusé !


> Roundup : condamnation de Monsanto confirmée par la cour d'appel de Lyon
> vendredi 31 octobre 2008
> Dans la bagarre que mène l'association Eau et Rivières de Bretagne contre
> la publicité mensongère du Roundup, l'arrêt rendu le 29 octobre 2008 par
> la cour d'appel de Lyon est une nouvelle victoire : les magistrats ont en
> effet confirmé la condamnation prononcée par le tribunal correctionnel de
> Lyon le 27 janvier 2007.
>
> --------------------------------------------------------------------------------
>
> Selon les magistrats, le mensonge publicitaire résulte pour les emballages
> d'une « présentation qui élude le danger potentiel du produit par
> l'utilisation de mots rassurants et induit le consommateur en erreur en
> diminuant le souci de précaution et de prévention qui devraient
> normalement l'inciter à une consommation prudente ».
>
> Sur l'utilisation du terme « biodégradable », le caractère trompeur est
> également assuré car « il est établi que le roundup est constitué de
> glyphosate et d'un tensio actif et qu'il se dégrade plus lentement que le
> glyphosate seul. De surcroit, un sous produit de dégradation du
> glyphosate, l'AMPA, se dégrade lui-même plus lentement ».
>
> Enfin, en ce qui concerne le spot télévisé, celui-ci estime la cour «
> n'est accompagné d'aucun avertissement sur les précautions d'emploi à
> respecter et se termine sur des notions d'amour et d'intelligence qui ont
> pour effet de rassurer le consommateur sur l'innocuité du produit. Il en
> résulte là aussi que le roundup est présenté sous un jour trompeur d'un
> produit totalement inoffensif, ce qui ne peut être le cas d'un désherbant
> même s'il est moins nocif que d'autres pesticides ».
>
> La cour d'appel a donc condamné l'ex dirigeant de la société Monsanto à et
> celui de la société Scotts France à 15000 ? d'amende. La société Monsanto
> est également condamnée à verser à Eau & Rivières de Bretagne, la somme de
> 8000 ? en réparation des préjudices subis. Le jugement sera également
> publié aux frais des condamnés dans le journal « Le Monde » ainsi que dans
> le mensuel « Maison et jardin ».
>
> Au-delà de cette condamnation symbolique, Eau & Rivières de Bretagne
> demande que les pouvoirs publics mettent en oeuvre deux mesures urgentes :
> la limitation de la vente des pesticides destinés aux jardiniers amateurs
> aux seuls magasins spécialisés offrant un conseil aux consommateurs, et
> l'interdiction de leur publicité . L'engagement du Grenelle de
> l'environnement de réduire de moitié l'usage des pesticides d'ici 2015 ne
> sera en effet tenu que si le consommateur est dissuadé d'employer ces
> poisons et encouragé à désherber autrement.
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MessageSujet: Re: Le génocide OGM   Dim 21 Déc - 17:20

Voici un mail reçu il y a maintenant quelques jours.
Derrière le symbole Obama se dévoile désormais tous les tenants et aboutissants de sa politique...Pour des lendemains qui déchantent !



Tom Vilsack – Secrétaire de l'agriculture d'Obama – Monsanto très happy !!!!

(Tiré de Wikipedia – )

Obama a choisi le gouverneur de L'IOWA, grand état céréalier comme future
Secrétaire à l'Agriculture (équivalent Ministre en France)..

L'Organic Consumers Association avait publié dés le mois de novemebre les
principales critiques selon elle pour que Vilsack ne soit pas choisi pour
cette fonction :

-

Vilsack fait l la promotion constante d'une agriculture industrielle et
transgénique
-

La réglementation locale qu'il a fait adopté interdit aux collectivités
territoriales de fermer leurs espaces aux OGM. Il n'y a donc dans son
état
pas de possibilité de préserver certaines zones ou de les réserver à une
agriculture saine et organique.
-

Il a été nommé gouverneur de l'année par l'*Organisation des Industries
de la Biotechnologie*
-

Plusieurs fois, il a été reproché à M. Vislack de voyager dans des jets
de la société Monsanto.



Par ce choix, M. Obama confirme le message qu'il a porté pendant la
campagne électorale. L'avenir de l'agriculture américaine passe par les OGM
et le productivisme.
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MessageSujet: Re: Le génocide OGM   

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