Mouvement des étudiants stéphanois

Ce forum est destiné à faire connaître les revendications du mouvement, les compte-rendus des réunions, les actions organisées et permettre à chacun de participer à son élaboration et à l'enrichissement du débat.
 
AccueilAccueil  Site de l'association CURSUS  ConnexionConnexion  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  PortailPortail  FAQFAQ  MembresMembres  GroupesGroupes  

Partagez | 
 

 Portugal

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
batouabeille



Nombre de messages : 146
Age : 27
Date d'inscription : 29/11/2007

MessageSujet: Portugal   Ven 21 Nov - 13:25

au Portugal aussi, des mobilisations touchent l'enseignement. Je vous fait suivre l'article pêché sur le site de Courrier International. Et même s'il ne s'agit pas de suppressions de postes, je trouve assez alarmant cette mode aux systèmes d'évaluation alambiqués, que l'on retrouve un peu partout en Europe. A noter, pour une complète objectivité, que cette fois-ci le gouvernement en cause est "socialiste".

PORTUGAL • Les enseignants s'opposent au gouvernement
A un peu moins d'un an des élections législatives, le Premier ministre José Sócrates fait face à une fronde du milieu enseignant, descendu massivement dans la rue. Sa gestion de la crise est mise en cause.


Manifestation des enseignants à Lisbonne
DR


Plus de 120 000 enseignants ont défilé le 7 novembre dans les rues de Lisbonne pour dénoncer la politique du gouvernement. C'est essentiellement le nouveau système d'évaluation des professeurs – injuste, trop complexe et basé sur des critères purement économiques selon les syndicats enseignants – qui est dans le collimateur des manifestants. Déjà, le 8 mars, 100 000 professeurs avaient manifesté leur opposition à son entrée en vigueur. Du jamais vu au Portugal. Dans l'Expresso, le chroniqueur Daniel Oliveira prend leur défense : "Au lieu de préparer leurs cours, les professeurs perdent leur temps à se réunir et à remplir des grilles d'évaluation pour s'évaluer les uns aux autres dans un processus kafkaïen qui n'ajoutera pas une once de compétence au corps enseignant. Un mauvais système d'évaluation est pire que l'absence de toute évaluation : il consomme de l'énergie, il crée des injustices et alimente un mauvais climat dans les écoles." La manifestation a été le point culminant de semaines de lutte et de contestation nées au sein même des écoles. Ces mouvements de contestation de la base, nés en dehors des structures syndicales enseignantes, ont mis la pression sur les syndicats de professeurs qui avaient accepté, sous la pression gouvernementale, de ne pas poursuivre leur action en mars dernier.

Ces trois dernières années, le gouvernement de José Sócrates (PS), et la ministre de l'Education, Maria de Lurdes Rodrigues – surnommée "sinistre ministre" –, ont lancé plusieurs offensives contre l'école publique. Cela s'est traduit par de nombreuses fermetures d'établissements (accentuant la désertification de l'intérieur et du nord du pays), la réduction du nombre d'enseignants, la mise en cause de la participation des enseignants aux instances dirigeantes des établissements ou encore la remise en question de l'enseignement artistique et sportif – devenus facultatifs dans le primaire. Les syndicats craignent, entre autres, la disparition des concours de recrutement à caractère national, la fin du droit à la négociation collective, et plus généralement un désengagement progressif de l'Etat du secteur éducatif pour le transférer aux municipalités et ouvrir ainsi la porte à une future privatisation de l'enseignement.

La presse portugaise brocarde le caractère complexe du système d'évaluation et reproche surtout à l'équipe Sócrates son manque de dialogue social. Le politologue André Freire s'en inquiète dans les pages de Público : "Seuls des myopes peuvent attribuer des manifestations d'une telle ampleur à une manipulation des syndicats. On a surtout assisté à plusieurs tentatives d'intimidations de syndicalistes par la police. On constate aussi une énorme crispation entre un 'gouvernement illuminé' et les nombreux fonctionnaires sur le terrain (recteurs, professeurs, etc.), avec lesquels il n'arrive pas à s'entendre et qu'il n'hésite pas à provoquer de façon récurrente. Dans une démocratie, les libertés politiques (syndicales comprises) ne doivent pas être respectées uniquement sur le plan formel, mais elles doivent l'être également au niveau des pratiques [du pouvoir]."
Daniel Matias
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Portugal
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Voyage en Espagne et Portugal du1.06.2008 au 10.06.2008
» Les miracles Eucharistiques - 1. Santarem, Portugal
» Portugal : Programme du pèlerinage de Benoît XVI ...
» Campagne du Portugal et d'Espagne
» [PORTUGAL] Portugal

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Mouvement des étudiants stéphanois :: Actions :: Autres-
Sauter vers: